Les dernières publications

L’édito

Dimanche de la Divine Miséricorde.

« Jésus dit un jour à soeur Faustyna:  « L’humanité ne trouvera pas la paix, tant qu’elle ne s’adressera pas avec confiance à la Miséricorde divine » (Petit journal, p. 132). La Miséricorde divine! Voilà le don pascal que l’Eglise reçoit du Christ ressuscité et qu’il offre à l’humanité, à l’aube du troisième millénaire.

L’Evangile, qui vient d’être proclamé, nous aide à saisir pleinement le sens et la valeur de ce don. L’évangéliste Jean nous fait en quelque sorte partager l’émotion éprouvée par les Apôtres lors de la rencontre avec le Christ, après sa résurrection. Notre attention s’arrête  sur  le  geste  du  Maître,  qui transmet aux disciples craintifs et stupéfaits la mission d’être ministres de la Miséricorde divine. Il leur montre ses mains et son côté qui portent les signes de la passion et leur dit:  « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21). Ayant dit cela « il souffla sur eux et leur dit:  Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jn 20, 22-23). Jésus leur confie le don de « remettre les péchés », un don qui naît des blessures de ses mains, de ses pieds et surtout de son côté transpercé. C’est de là qu’une vague de miséricorde se déverse sur l’humanité tout entière.

Nous revivons ce moment avec une grande intensité spirituelle. Aujourd’hui, le Seigneur nous montre à nous aussi ses plaies glorieuses et son coeur, fontaine intarissable de lumière et de vérité, d’amour et de pardon.

Le Coeur du Christ! Son « Sacré Coeur » a tout donné aux hommes:  la rédemption, le salut, la sanctification. De ce coeur surabondant de tendresse sainte Faustyna Kowalska vit se libérer deux rayons de lumière qui illuminaient le monde. « Les deux rayons – selon ce que Jésus lui-même lui confia – représentent le sang et l’eau (Petit journal, p. 132). Le sang rappelle le sacrifice du Golgotha et le mystère de l’Eucharistie; l’eau, selon le riche symbolisme de l’évangliste Jean, fait penser au baptême et au don de l’Esprit Saint (cf. Jn 3, 5; 4, 14).

A travers le mystère de ce coeur blessé, le flux restaurateur de l’amour miséricordieux de Dieu ne cesse de se répandre également sur les hommes et sur les femmes de notre temps. Ce n’est que là que celui qui aspire au bonheur authentique et durable peut en trouver le secret.

Jean-Paul II, Homélie du 22 avril 2001, Dimanche de la Divine Miséricorde.

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+