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L’édito

« Un pauvre crie ; le Seigneur entend. » (Ps 33, 7).

Ce dimanche est la deuxième édition de la Journée Mondiale des Pauvres initiée par le Pape François en 2017.

Entendons-nous le cri du pauvre? Le psalmiste nous dit que le cri du pauvre monte à Dieu, alors comment se fait-il que nous ne l’entendions pas?

Quel est ce cri ? Nous avons besoin de silence pour le reconnaitre, pour l’entendre. Ce cri peut être violent comme la colère, il peut être silencieux comme un soupir, il peut être triste comme un sanglot, il peut être à venir, encore enfermé dans un silence, il peut être douloureux comme la souffrance. Le tumulte de notre train-train quotidien pose un voile confortable sur ce cri que nous risquons de ne plus entendre.

Nous avons besoin de faire une pause, de nous arrêter, nous avons besoin de faire silence pour percevoir ce cri, ces cris qui sont si nombreux dans le monde et à nos portes. Nous avons aussi besoin de la prière pour passer à l’action, pour baisser la garde et oser entrer en relation. Nous en avons besoin pour nous reconnecter à cette réalité que nous perdons souvent de vue : chacun de ces hommes et femmes qui souffrent est un frère en Dieu, un membre du même corps auquel nous appartenons.

Le Pape François nous rappelle que la « Journée Mondiale des Pauvres » se veut une modeste réponse de toute l’Eglise, dispersée de par le monde, adressée aux pauvres de toutes sortes et de tous lieux, afin que nul ne croie que son cri s’est perdu dans le vide.

Il nous rappelle également que la sollicitude des croyants ne peut pas se résumer à une assistance – même si elle est nécessaire et providentielle dans un premier temps – mais appelle cette « attention aimante » qui honore l’autre en tant que personne et recherche son bien.

Laurent Ruyssen, diacre.

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