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L’édito

L’Épiphanie n’est pas finie

Le mot « épiphanie » signifie « manifestation » (ou « apparition »). Dans son Épiphanie, le Seigneur se manifeste, il se fait connaître. En se faisant connaître dès sa naissance aux mages venus d’Orient, c’est à dire loin d’Israël, Dieu a voulu signifier que c’est désormais à toutes les nations qu’il se manifeste. Un des aspects de la fête de l’Épiphanie est donc l’Espérance du Salut ouvert à tous les hommes. Mais l’Épiphanie ne se limite pas à cela : elle célèbre aussi le baptême de Jésus et les noces de Cana. 
Le baptême dans le Jourdain, cet événement où Jésus, lui qui est sans péché, choisit de se placer parmi les pécheurs, est le moment où il est manifesté comme Fils de Dieu. C’est là en effet que, le ciel s’étant ouvert et l’Esprit Saint étant descendu sur Jésus, le Père lui affirma publiquement : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » (Lc 3, 22). Voilà même une Épiphanie du mystère de Dieu-Trinité, Père, Fils et Esprit Saint, ou, pour reprendre le vocabulaire des orthodoxes, une Théophanie.Enfin, le premier miracle public de Jésus, aux Noces de Cana, dont nous écouterons le récit dimanche, manifeste la puissance divine du Christ et annonce déjà le miracle de l’Eucharistie. L’adoration de mages, le baptême de Jésus et ce premier miracle constituent ensemble l’Épiphanie du Seigneur ; ce sont les trois manifestations divines qui révèlent Jésus comme Fils de Dieu, Christ et Sauveur de tous les hommes, et inaugurent son ministère public.On peut qu’avec l’adoration des mages, l’Épiphanie n’est pas finie… d’autant plus que 2000 ans après, elle demeure pour nous l’inauguration aujourd’hui de la manifestation glorieuse de Dieu qui se poursuit dans son Église, particulièrement dans le sacrement de l’Eucharistie !

p. Bruno Druenne

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