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L’édito

Lettre aux fidèles de Notre Dame de la Croix

L’Église est à nouveau sur le devant de la scène médiatique. Malheureusement, ce qui fait le buzz n’est pas l’annonce à nos contemporains de l’évangile qui nous fait vivre (la lumière de la vérité sur le monde, l’amour de Dieu pour les hommes) mais le dévoilement de faits variés d’une particulière gravité, qui ont été commis au sein de l’Église par des prélats. Certes, tout homme est pécheur. Mais comment ne pas être bouleversé par la noirceur des péchés évoqués ? Le scandale redouble avec les auteurs de ces faits : comment des hommes qui ont donné leur vie à Dieu peuvent-ils commettre de tels actes ? Comment peuvent-ils mener sans aucune gêne une vie en complet décalage avec leur foi ?

Notre première pensée est naturellement pour les victimes, que nous portons dans nos prières en demandant à Dieu qu’elles puissent retrouver le chemin de la vie, le chemin de la foi. Nous prions également pour vous, paroissiens, qui portez cette croix dans le monde en subissant interrogations et moqueries. Frères et sœurs, nous comprenons que vous soyez perturbés, blessés, dégoûtés par ces révélations parce que nous le sommes avec vous. Nous, prêtres, avec vous et comme vous, nous souffrons de ces faits et nous les vivons comme des trahisons. Cela nous touche parce que ce n’est pas ce que le Christ nous enseigne et nous demande de vivre. Cela nous touche parce que cela jette l’opprobre sur l’Église et ses prêtres – sans distinction – alors que nous ne vivons rien de ces ignominies. Oui, il est possible de suivre fidèlement et sereinement la voie du sacerdoce, et notamment l’engagement au célibat. C’est là notre joie et notre force pour témoigner, en paroles et en actes, de la Bonne Nouvelle de Jésus.

Il appartient désormais à la justice d’établir la vérité des faits rapportés dans la presse, en faisant le tri entre ce qui est fondé et ce qui relève du fantasme de certains, de juger ces faits et de condamner leurs auteurs. En fidèles disciples du Christ, nous ne devons pas le craindre mais plutôt supplier notre Seigneur de purifier son Église afin que le péché de ses membres ne soit plus un obstacle pour que nos contemporains embrassent la foi et partagent notre joie. N’ayons pas peur, le Christ a vaincu le mystère d’iniquité présent dans le cœur de l’homme. « Et moi, dis le Seigneur, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28,20)

Pères Stéphane Palaz, Matthieu Jannin, Bruno Druenne +

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