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L’édito

Ecrin d’un trésor, d’un Corps.

Au lendemain de l’incendie qui a laissé Notre Dame de Paris mutilée, notre archevêque, Monseigneur Aupetit, s’exprimant à la radio, tenait en substance ces propos ; « nous pleurons, à raison, ce magnifique écrin qu’est la cathédrale ravagée par les flammes. Mais vous savez, cet écrin contient un trésor plus sublime encore. Notre Dame, comme toutes les églises du monde, a été construite pour magnifier cet immense trésor de notre foi ; un bout de pain qui devient le Corps du Christ. Toute la splendeur de Notre Dame était là pour nous conduire à cette beauté de Jésus-Christ livré pour nous. Et si l’écrin est abimé, le trésor demeure à jamais. Rien ne pourra l’anéantir ».

C’est vrai, le trésor de la foi, c’est le mystère de l’Eucharistie, de la messe que nous célébrons en ce dimanche de Pâques comme tous les dimanches. Il s’abouche à un autre trésor, une autre lumière, un autre prodige, un autre miracle de l’amour de Dieu ; la Résurrection du Seigneur Jésus. Toutes les cathédrales du monde, toutes les églises, toutes les chapelles sont là comme des écrins où est conservée, vivante, la lumière de la foi en Jésus Ressuscité et la réalité de sa présence réelle. « Ceci est mon corps livré pour vous » avait dit le Seigneur la veille de sa mort. Le pain consacré à chaque messe en mémoire de Lui, devient le corps du Christ; corps supplicié du vendredi saint. Corps gisant dans le tombeau à la pierre roulée. Corps glorieux du Christ ressuscité le troisième jour, au matin de Pâques. « Le Corps du Christ. Amen. »

Certes Notre Dame de Paris est balafrée, ravagée ; certes nos cœurs saignent de la voir ainsi délabrée. Mais ils se consolent en Celui que cette grande dame spirituelle et minérale a toujours voulu nous désigner : Jésus-Christ, mort par amour de nous et désormais vivant. Ressuscité le troisième jour comme il l’avait promis. Et fidèles à ce que cette « cathédrale mère » a toujours voulu nous transmettre, nous redisons avec elle et les millions de pèlerins qui sont venus y prier et qui y retourneront un jour ; « Le Christ est Ressuscité ; il est vraiment Ressuscité ! Alléluia ! ».

Que Marie, Notre Dame, Notre Mère, nous entraîne dans ce cantique d’allégresse de toute l’Eglise. Et qu’elle l’inscrive au plus profond de nos âmes comme une invincible espérance. Jésus-Christ s’est relevé d’entre les morts. En lui, la Vie de Dieu a triomphé. Il est vivant à jamais. Alléluia!

Père Stéphane Palaz, curé

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