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Edito de néophytes

« Noli me tangere »

Quand notre Seigneur s’adresse à Marie-Madeleine dans l’évangile de Jean, lui demande-t-il véritablement de ne pas le toucher ? Si l’on traduit cette phrase célèbre par « ne me retiens pas », elle prend un sens nouveau, un sens qui ne nous éloigne pas, mais au contraire nous rapproche de Lui. Pendant ces deux années de catéchuménat, nous avons appris à ne pas le retenir, à le laisser grandir en nous, à encourager l’effloraison de la foi dans nos cœurs, à faire se déployer la Sainte Parole, en nous, vers les autres. Celles et ceux qui ont assisté à la magnifique Aube Pascale dimanche dernier, auront également pu constater que nous avons appris à ne retenir ni nos larmes ni nos rires.

« quia vidi Dominum, et haec dixit mihi »

Dimanche nous sommes morts avec le Seigneur. Depuis, chaque jour, nous renaissons en Lui. Bien sûr les eaux baptismales nous ont lavé, nous avons reçu la grâce de l’Esprit Saint, mais le Christ n’ignore pas nos péchés, ne jette pas nos ténèbres, Il les prend avec Lui et les transforme de Son Amour. De cette douceur dont Il nous berce de toute éternité. De ce feu dont Il anime nos âmes.

Dimanche nous sommes morts avec le Seigneur. Depuis, chaque jour, nous renaissons en Son Amour. Cela fait des années déjà qu’il infuse nos esprits et nos corps, nous a poussé à venir frapper à la porte, à assister à la première rencontre, à se « dévoiler » auprès de nos familles, de nos amis, mais, en tous les cas pour ma part, ce Triduum Pascal a été une effusion d’amour comme je n’en avais pas connu auparavant. Il y a bien sûr celui de notre Seigneur, mais aussi celui de l’ensemble de la communauté, qui nous a entourés, chéris, simplement aimés. Cet amour nous l’avons reçu, et aujourd’hui, nous sommes prêts à le rendre, car il ne se soustrait jamais, mais il se multiplie. Car j’ai vu le Seigneur et voilà ce qu’Il m’a dit.

Paul Volodia, néophyte.

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